« Je vous retourne votre
publication comme ces portefeuilles trouvés au détour d'un
trottoir, vides, mais que l'on retourne pourtant, anonymement, à leurs
propriétaires parce que l'on a pas le c¦ur à leur infliger en
plus l'obligation de reproduire ce qui n'a d'intérêt que pour eux :
leurs papiers. » Une lettre anonyme en provenance de Chambéry.
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« Pas de publicité
conventionnelle. Envie de bouche à oreille ou pas les moyens ? Peu
importe. Le hasard d'une mauvaise langue me fait découvrir la parution de
votre numéro 1. (.../...) J'aime bien les premiers numéros. Une
promesse de nouveau. Un peu d'espoir. Contenu, à nous deux... et,
ensuite, j'écrirai au courrier des lecteurs. Un courrier de lecteurs qui
n'existe pas. J'aime bien aussi les paradoxes... Je voulais simplement vous dire
bonjour avant de poursuivre, plus en avant, la découverte de votre
oisillon. » Michèle Menu, 75001 Paris. [Top]
« C'est avec consternation que
nous avons lu, en résistant à l'envie de ne pas le poursuivre
jusqu'au bout, l'article de Yann Moix au sujet de la techno et du Wakenwol.
(...) Monsieur Moix semble insister sur le contraste techno=intolérance
contre rock=tolérance. Nous avons le plaisir de nous baigner dans ces
deux mondes et nous n'avons rencontré que des rockers pour crier leur mépris
vis-à-vis de la techno, alors que les technoïdes se contrefichent du
rock. Il réduit le mouvement au fait de "(broyer) le noir des boîtes
branchées", mais semble oublier que le public qu'il mentionne,
certes, hélas, "branché", n'est qu'une infirme partie du
mouvement. Le mouvement techno se produit ailleurs, dans des usines désaffectées,
des grottes, que sais-je, une abbaye, une clairière isolée; il
rassemble souvent pour une nuit 2 000, 4 000 personnes, voire plus, et un tel
rassemblement ne se constitue pas de branleurs parisiens souhaitant mater et être
vus, draguer ou pire. (...) Moix se veut réducteur encore dans sa
description de la "musique" techno. Il n'y a que les ignares pour oser
la qualifier de musicale. Nous devrions parler d'expression sonore. Il parle
d'industrie. Les "vrais" disques techno ne sortent dans un premier
temps qu'en vinyl, et n'apparaissent en CD que lorsqu'ils ne sont plus qu'un
souvenir pour ceux qui se rendent dans les rassemblements précités.
(...) Si Monsieur Moix estime que le rock se renouvelle, comment explique-t-il
la présence de trentenaires, de quarantenaires, de personnes ayant
appartenu à la génération hippie lors des rassemblements
techno ? Et comment expliquerait-il, s'il était mieux informé, que
la majorité des créateurs techno sont des gens de sa génération,
ayant pour la plupart vécu le mouvement punk ? Et certes pas des étudiants
en IUT comme son sophisme dissimulé veut le faire croire. » Gekko
Hopman et David Vincent, 76000 Rouen. [Top]
« Première de
couverture : un sexe auburn sous une feuille rousse. Page 4 : Dessein d'un sein
/ L'oiseau sommeille Page 19 : Le dessin de Mokeït lui vaudra une
plainte du Front national Page 25 : Zone de confusion / Danger de mort.
Pendant ce temps Libération s'assoupit dans son confort. Page 36 :
Toute photographie est un viol'. Page 51 : C'est étrange.
Page 55 : Le hasard a choisit pour vous. Page 66 : La première
fois, c'est souvent difficile. Le numéro deux est attendu. » Lio
Litha, 59100 Roubaix. [Top]
« Changement d'heure, heure
d'hiver, le soleil n'insiste pas, il sait ce qu'il lui reste à faire : il
se couche tôt. Et Madame Soleil elle-même ne se sent pas très
bien. C'est pourtant joli, le soleil sur l'automne doré de nos arbres se
mettant langoureusement à nu et feignant quelques instants une insoupçonnée
liberté au coeur de nos villes. Les arbres s'effeuillent donc, comme le
rapelle fort joliment Martin Veyron en couverture d'un nouveau mensuel qui nous
intrigue : Le Chroniqueur. Puisque sur la couverture du magazine, une feuille
envolée vient se coller parfaitement sur l'entre-jambe d'une jeune femme à
la chevelure automnale, lascive et nue dans la quiétude de son confort
douillet, comme l'écrivit Bobby Lapointe. Et de cette association de
saison entre la chute des feuilles et l'apparition d'un mensuel de chroniques,
on se dit qu'il y a là forcément du déjà dit,
quelque chose de l'aveu d'une philosophie en marge... Les chroniqueurs écrivent
des papiers, comme l'ont dit, billets d'humeur, ils publient leurs feuilles...
Comme feuilles d'automne se détachent de la branche, abandonnent la
globalité de l'arbre, pour tournoyer en quelques secondes d'infinie
liberté. Liberté bien éphémère puisqu'aussitôt
après, une fois par terre, la feuille devient bel et bien feuille morte,
et rejoint un tas que les employés municipaux se feront forts de faire
disparaître au plus vite. Si une chronique est semblable à ce
fugace envol, il faut alors sans nul doute accompagner le mensuel Le Chroniqueur
de tous nos v¦ux. Et pourquoi pas, se dire qu'il y a là un souffle
de liberté à tenter d'insuffler soi-même. » Sylvain
Steuperaert, 59491 Villeneuve d'Ascq. [Top]
« Souffrant d'insomnie
chronique, je vais pouvoir lire et relire. Merci de me soigner .../... »
Jean-Christophe Legendre, 75018 Paris l « J'ai découvert avec
enthousiasme votre premier numéro. Journal qui arrive à point nommé
dans ce désert d'idées où s'assèche la presse française,
et qui a trouvé, votre premier "bébé" le prouve,
la juste voie entre la simplicité des mots et l'ambition du du propos. »
Sébastien de Dianous, 75015 Paris. [Top]